Analyse de trace GPX et difficulté d'un parcours
Chargez un fichier GPX, ou choisissez l'une des traces enregistrées par l'auteur, et cet outil note la difficulté de 0 à 100, dessine le profil altimétrique coloré par pente, désigne les kilomètres les plus durs et estime votre temps d'après votre FTP. Tout se passe en local dans votre navigateur : le fichier ne quitte pas votre appareil.
L'analyse tourne entièrement dans votre navigateur : le fichier GPX n'est jamais envoyé. L'indice de 0 à 100 est notre propre échelle ; à côté, nous affichons la catégorie classique de la plus grosse ascension du parcours.
Table des catégories d'ascension
La catégorie d'une ascension, celle qu'utilisent le Tour de France et la plupart des applications, vient d'un produit simple entre la pente moyenne et la longueur. C'est une convention publique, contrairement à un indice maison, donc la voici en entier :
Produit = pente moyenne (%) x longueur (m) Produit Catégorie 8 000 et plus 4e catégorie 16 000 et plus 3e catégorie 32 000 et plus 2e catégorie 64 000 et plus 1re catégorie 80 000 et plus hors catégorie (HC) moins de 8 000 non catégorisée Exemples calculés à la main 2 km à 5 % 5 x 2 000 = 10 000 4e catégorie 5 km à 6 % 6 x 5 000 = 30 000 3e catégorie 8 km à 5 % 5 x 8 000 = 40 000 2e catégorie 10 km à 7 % 7 x 10 000 = 70 000 1re catégorie 13,8 km à 8,1 % 8,1 x 13 800 = 111 780 hors catégorie 21,5 km à 7,5 % 7,5 x 21 500 = 161 250 hors catégorie Légende des pentes du profil altimétrique moins de 3 % faux plat montant 3 à 6 % montée roulante 6 à 9 % montée sévère plus de 9 % rampe Classes de difficulté du parcours entier (indice 0 à 100) A facile, accessible à tout le monde B modéré, pour un cycliste occasionnel C exigeant, mieux vaut rouler régulièrement D dur, pour cyclistes expérimentés E très dur, une journée entière dans les jambes
Le seuil de la 4e catégorie, 8 000, correspond par exemple à 2 km à 4 % ou à 800 m à 10 %. Cela explique pourquoi une bosse courte et raide et une longue côte roulante peuvent partager la même étiquette : le produit ne distingue pas les deux. La colonne de pente du profil altimétrique sert précisément à voir cette différence.
Comment l'indice de difficulté est calculé
Le fichier GPX fournit des points de trace avec coordonnées et altitude. La distance est calculée par la formule de haversine sur l'ellipsoïde terrestre, et la trace est rééchantillonnée à pas constant. Le dénivelé positif est sommé avec un lissage par seuil, qui écarte le bruit GPS, et les pentes sont mesurées sur des fenêtres de 100 mètres pour qu'un seul point aberrant ne puisse pas gonfler le maximum.
indice 0-100 = somme pondérée de quatre composantes
- la distance du parcours
- le dénivelé positif par kilomètre
- les passages les plus raides (fenêtres de 100 m)
- le revêtement (asphalte / chemin)
catégorie d'ascension = pente moyenne (%) x longueur (m)
(seuils classiques : 8 000 -> 4e cat ... 80 000 -> HC)
distance : formule de haversine entre points successifs
pente : dénivelé / distance sur une fenêtre de 100 m
D+ : somme des montées supérieures au seuil de
lissage, pour écarter le bruit d'altitude GPS
temps estimé : segment par segment avec le même modèle
physique que le calculateur de temps d'ascension
(Martin et al., Journal of Applied Biomechanics, 1998),
à allure régulière de 70 % de la FTP, descentes plafonnées.Les pondérations et les seuils exacts de notre échelle 0-100 sont notre propre calibrage, réglé sur des parcours que l'auteur a roulés lui-même, et sont donc décrits qualitativement plutôt que publiés comme coefficients. La catégorie d'ascension, elle, utilise le produit classique, entièrement public, que vous avez dans la table ci-dessus.
Pourquoi un indice, puisque toutes les applications affichent déjà le dénivelé ? Parce que le D+ seul classe mal les parcours : 30 km avec des rampes sèches peuvent être plus durs que 60 km plats au même dénivelé total étalé. L'indice met la distance, la densité de dénivelé, la raideur et le revêtement dans un seul nombre, et la classe de A à E traduit ce nombre en type de cycliste. Pour une seule ascension plutôt qu'un parcours entier, utilisez le calculateur de temps d'ascension ; réglez d'abord vos zones dans le calculateur FTP pour que l'estimation de temps repose sur votre forme réelle.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce qui rend un parcours vélo difficile ?
- Quatre choses : la distance, le dénivelé positif par kilomètre, les passages les plus raides et le revêtement. Un parcours de 30 km avec 600 m de dénivelé fatigue davantage que 60 km plats. L'indice de 0 à 100 de cette page combine les quatre en un seul nombre, et la lettre de A à E traduit le résultat en niveau de cycliste.
- Que signifient les catégories HC, 1re, 2e, 3e et 4e ?
- C'est la convention du Tour de France, reprise partout. Elle suit le produit de la pente moyenne en pourcentage par la longueur en mètres : 8 000 pour une 4e catégorie, 16 000 pour une 3e, 32 000 pour une 2e, 64 000 pour une 1re, et 80 000 ou plus pour le hors catégorie, réservé aux plus grosses ascensions. L'Alpe d'Huez, avec 13,8 km à 8,1 %, atteint 111 780 : hors catégorie sans discussion.
- Comment le dénivelé positif est-il calculé depuis un GPX ?
- Les altitudes GPS sont bruitées : un compteur peut inventer des dizaines de mètres de montée sur une route plate. On ne somme donc que les montées supérieures à un seuil de quelques mètres, une technique classique de lissage. Le chiffre obtenu est souvent plus bas que le total brut affiché par votre application, et plus proche de ce que vos jambes ont réellement gravi.
- Pourquoi mon D+ diffère entre Strava, Komoot et mon compteur ?
- Parce que chacun choisit sa source d'altitude et son lissage. Un compteur avec baromètre mesure la pression, une montre sans baromètre interpole depuis le GPS, et Strava peut recalculer sur un modèle numérique de terrain. Des écarts de 10 à 20 % sur le même parcours sont normaux. Ce qui compte est de toujours comparer deux traces traitées de la même façon.
- L'estimation de temps est-elle fiable ?
- Le temps est calculé segment par segment avec un modèle physique, en supposant une allure régulière tenable toute la journée (70 % de la FTP) et des descentes plafonnées, sans arrêt, sans vent et sans circulation. Sur des parcours classiques, il tombe à 10 ou 15 % près du temps réel. Prenez-le comme un plancher auquel ajouter vos arrêts.
- Mon fichier GPX est-il envoyé sur un serveur ?
- Non. Toute l'analyse se déroule dans votre navigateur : le fichier est lu en local, traité, et jamais transmis. Vous pouvez donc analyser sans souci des parcours privés, y compris ceux qui partent de votre porte d'entrée.
- D'où vient un fichier GPX et comment l'exporter ?
- De n'importe quel outil de traçage ou d'enregistrement : Strava, Komoot, Garmin Connect, Openrunner ou Ride with GPS proposent tous un export GPX d'un parcours ou d'une sortie. Cet analyseur a besoin des altitudes, c'est-à-dire de balises ele dans les points de trace ; un GPX réduit aux coordonnées ne peut pas être noté.